L’astronome Edmée Chandon

Crédit : Observatoire de Paris

Edmée Chandon est née à Paris en 1885. Elle entre à l’Observatoire de Paris en 1908 et est nommée aide-astronome en 1912, devenant ainsi la première femme astronome professionnelle en France. La même année, elle devient membre de la SAF. En 1914, elle participe aux côtés d’Aymar de La Baume Pluvinel (président de la SAF de 1913 à 1919) à une expédition en Crimée afin d’observer l’éclipse totale de Soleil du 21 août à Théodosie. À l’Observatoire de Paris, ses travaux portent sur la détermination du temps et des positions astronomiques à l’aide des instruments méridiens et les observations aux instruments équatoriaux, consacrées à des étoiles doubles, des comètes, des planètes et des satellites. Elle est promue astronome adjointe en 1924 et entreprend la même année des recherches sur les marées de la mer Rouge et du golfe de Suez. Elle soutient sa thèse le 26 mars 1930, devenant la première femme française à obtenir le diplôme de docteur ès sciences mathématiques. Deux ans plus tard, elle devient la première femme membre de l’Union astronomique internationale. En 1935, elle publie avec André Gougenheim l’ouvrage Les instruments pour l’observation des hauteurs égales en astronomie (méthode de Gauss généralisée). Au sein de la SAF, elle donne des conférences à l’observatoire de la rue Serpente. Elle est également élue membre du conseil de la SAF. Elle décède le 8 mars 1944 à Paris. L’astéroïde (1341) Edmée est nommé en son honneur.


Edmée Chandon (indiquée par le circle blanc) en juillet 1931 lors de la réunion des astronomes français à l’Observatoire de Paris. Crédit : l’Astronomie 

Edmée Chandon faisait partie des conférenciers de la SAF en 1931 et 1932. Crédit : l’Astronomie

Sources : l’Astronomie et Observatoire de Paris