Un second ravitailleur Dragon pour l’Expedition 65

Crédit : Shane Kimbrough / NASA

[31 août 2021]

Retardé d’une journée pour raisons météo et finalement lancé dimanche 29 août à 9h14 (heure de Paris) depuis le centre spatial Kennedy de la Nasa, en Floride, un nouveau vaisseau-cargo automatique a rejoint le lendemain la Station spatiale internationale, alors que celle-ci survolait l’ouest de l’Australie, à 424 km d’altitude : le Dragon CRS-23 de SpaceX, dont le périple a duré 31 heures et 16 minutes.

Les opérations d’approche finale et d’amarrage à l’avant du module Harmony (Node 2) de l’ISS se sont déroulées sans encombre, sous la surveillance des astronautes américains Shane Kimbrough et Megan McArthur. Cette dernière, qui fêtait ses cinquante ans ce jour-là, a pu remercier les équipes de la Nasa et de SpaceX : « Merci beaucoup. Personne ne m’a jamais envoyé de vaisseau spatial pour mon anniversaire auparavant. J’apprécie ».

Cinq vaisseaux amarrés en même temps

C’est la quatrième mission de ravitaillement de la station qui intervient depuis l’installation sur orbite des sept membres d’équipage de l’Expedition 65, après le Dragon CRS-22 (arrivé le 5 juin puis reparti le 8 juillet), le Progress MS-17 (arrivé le 1er juillet), puis le Cygnus NG-16 (arrivé le 12 août).

Cinq vaisseaux se trouvent ainsi amarrés actuellement au complexe orbital : le Soyouz MS-18 (avec lequel sont arrivés le 9 avril dernier Oleg Novitsky, Piotr Doubrov et Mark Van Heide), le Crew Dragon Endeavour (qui a amené le 24 avril suivant Shane Kimbrough, Megan McArthur, Aki Hoshide et Thomas Pesquet), le Progress MS-17, le Cygnus NG-16 et le Dragon CRS-23.

Ce dernier a permis d’embarquer 2 207 kg de fret, dont 480 kg de provisions pour l’équipage (dont des friandises, de la crème glacée, du fromage et des fruits) et 1 046 kg d’équipements scientifiques. Parmi ces derniers figurent huit expériences fournies par le centre aérospatial allemand, le DLR (Deutsches Zentrum für Luft- und Raumfahrt) – et en particulier des échantillons bactériens du projet Biofilms.

« Il est temps de déballer ! », a commenté Shane Kimbrough sur son compte Twitter.

Pierre-François Mouriaux