Télescope cherche observateur

Au cours des années 1980, Gino Farroni, un passionné d’astronomie, a construit de ses mains et avec l’aide de ses enfants un observatoire dans son jardin à Saint Avertin (37550). Devenu nonagénaire et n’étant plus en mesure d’observer, Gino souhaiterait que cette réalisation puisse être transmise pour permettre de nouvelles observations. Jusque vers 1990, Gino était impliqué dans des travaux de recherche avec diverses commissions de la Société Astronomique de France. Il mesurait la position des étoiles doubles et surtout il coordonnait l’étude météorologique de la planète Jupiter. Pour cela, il avait besoin d’un instrument performant. Il a donc réalisé le nec plus ultra qui se pouvait à cette époque : un télescope de 40 cm de diamètre sur une monture équatoriale à berceau et protégé par une coupole mobile de 4 m de diamètre. Cet instrument a permis de réaliser de nombreux dessins, photos, images de Jupiter dans la fin des années 1980 puis la décennie 1990, mais aussi de rechercher de nouveaux astéroïdes.

Le télescope de 40 cm

Il se compose d’un miroir de 408 mm de 68 mm d’épaisseur taillé par Gino lui-même pour un F/D de 5. Il est percé au centre pour éventuellement permettre une configuration Cassegrain. Il est installé sur un barillet qui se compose de 3 triangles articulés permettant au dos du miroir de reposer sur 9 points. La configuration actuelle est celle d’un Newton avec un miroir plan secondaire de 85 mm de petit axe tenu par un support métallique et une araignée à 4 branches. Le tube cylindrique est en tôle d’acier en 2 parties, peintes en blanc, tenu dans une cage métallique robuste qui s’articule sur la monture à berceau. Le porte-oculaire Newton, relativement court est constitué d’un système à cabestan permettant une translation fine avec un moteur de mise au point. Il porte aussi une platine instrumentale orientable avec précision.

La monture équatoriale à berceau

Cette solide monture est réalisée en traverses de contreplaqué lamellé-collé, assemblées par des doubles cornières métalliques. Récemment, l’ancien entraînement par vis et secteur a été remplacé par des couronnes dentées en ascension droite et en déclinaison associées à des moteurs. Cette configuration permet un pointage facile des objets à observer en ‘’goto’’ par l’intermédiaire du système électronique d’entraînement MCMT (Motorisation compatible multi-télescopes) et de sa commande par le logiciel Prism.

Le chercheur

Un chercheur de 80 mm d’ouverture est monté sur le support du tube du télescope grâce à 2 colliers réglables. Il est équipé d’un oculaire réticulé et éclairé. La lunette de 100 mm visible sur les photos doit être rendue à son propriétaire.

Nota : La coupole rotative en bois recouverte de stratifié en fibre de verre et montée sur un mur cylindrique n’est pas démontable et ne peut être cédée. Elle reste sur le terrain pour servir d’abri de jardin.

Contacts : Pierre Durand (06 73 64 90 87) et Patrick Guibert (06 60 20 93 02)