L’US EVA 77 repoussée pour raison médicale

Crédit : T. Pesquet – ESA/NASA

Une nouvelle sortie extravéhiculaire, la quatrième menée par des membres de l’Expédition 65 à l’extérieur de la Station spatiale internationale côté américain, devait avoir lieu ce 24 août. Confiée cette fois au commandant de bord japonais Aki Hoshide et à son collègue américain Mark Vande Hei, elle devait être en grande partie consacrée à l’installation d’un kit de modification sur le côté bâbord de la poutrelle principale de la station (en vue d’accueillir un troisième panneau solaire iRosa), ainsi que d’un nouveau routeur wifi.

Mais, le 23 août, alors que l’équipage préparait les scaphandres depuis plusieurs jours, la Nasa a annoncé le report de l’EVA, Mark Vande Hei étant tombé malade. L’agence américaine ne donnera pas davantage de détail, par respect du secret médical et de la vie privée, précisant seulement que le problème de santé était « mineur » et ne constituait en aucun cas une urgence médicale.

L’US EVA 77, jugée non urgente, devra donc attendre le mois prochain, le temps que soit accueilli le vaisseau-cargo ravitailleur Dragon CRS 23 de SpaceX, dont le lancement est actuellement prévu pour le 28 août, et que soit réalisée l’EVA russe du 2 septembre avec Oleg Novitsky et Piotr Doubrov, qui travailleront sur le module-laboratoire MLM-U Nauka arrivé le 29 juillet dernier.

Deux épisodes similaires par le passé

Ce n’est pas la première fois que des marches dans le vide sont remises en question ou repoussées pour des raisons médicales.

On se souvient qu’en mars 1969, lors de la mission Apollo 9 pour tester autour de la Terre le module et le scaphandre lunaires, la question de poursuivre le plan de vol avait été posée au troisième jour de mission, l’astronaute américain Russell Schweickart, victime du mal de l’espace, ayant été pris de vomissements, tandis que son compagnon James McDivitt se sentait lui aussi nauséeux.

Plus près de nous, en février 2008 lors de la livraison du module-laboratoire européen Columbus vers l’ISS à l’aide de la navette Atlantis (mission STS-122), c’est l’astronaute allemand Hans Schlegel qui était tombé malade après l’arrivée sur orbite, et avait dû renoncer à la première des deux sorties prévues. Il avait été remplacé au pied levé par son collègue américain Stanley Love, et l’EVA avait été reportée de 24 heures.

Pierre-François Mouriaux