Félicitations à Joana Marques Oliveira

Toutes nos félicitations à Joana Marques Oliveira, qui a soutenu sa thèse intitulée « Explorer le Système solaire extérieur au-delà de Neptune en utilisant des occultations stellaires : application à Triton », le 30 octobre 2021.

Sa thèse était dirigée par Bruno Sicardy, professeur à l’Université Pierre et Marie Curie et chercheur à l’Observatoire de Paris au LESIA.

Joana donnera une conférence aux membres de la SAF et de la SF2A le samedi 27 novembre.

Résumé de la thèse
La technique d’occultation stellaire est un outil très puissant pour observer des objets distants et/ou de petite taille dans le système solaire.
Une occultation stellaire par Triton a été observée le 5 octobre 2017. 90 détections positives ont été obtenues, 42 d’entre elles présentant une détection de flash central. En utilisant l’inversion d’Abel et les méthodes de traçage de rayons, j’ai pu obtenir les profils de densité, de pression et de température dans la plage d’altitude de 8 km à 190 km, où une pression de 1.18 ± 0.03 µbar a été trouvée à un rayon de référence de 1400 km (47 km d’altitude).
Une analyse inédite des données de Voyager 2 a ensuite été réalisée, afin de comparer directement ses résultats à ceux obtenus en 2017. Elle montre qu’ils sont cohérents entre eux, ce qui implique que la pression atmosphérique de Triton obtenue en 2017 est à ses niveaux de l’époque de Voyager 2. Une étude des occultations stellaires obtenues entre 1989 et 2017 suggère une augmentation de la pression atmosphérique. Cette hypothèse est toutefois discutable, en raison du très petit nombre de courbes de lumière à rapport signal/bruit élevé et de données accessibles pour une nouvelle analyse. Les modèles de transport de volatiles examinés suggèrent que toute augmentation au cours de cette période devrait être modeste, car ils ne soutiennent pas une forte augmentation de la pression de surface.
Une analyse du flash central a permis d’étudier la forme de la basse atmosphère. Elle montre qu’il n’y a aucune preuve de distorsion atmosphérique. Une limite supérieure de 0.0011 pour l’aplatissement apparent de l’atmosphère près de l’altitude de 8 km est trouvée.