Des inventions dérisoires

L’écrivain et géographe Michel Bussi est né en 1965 dans l’Eure – comme Thomas Pesquet. Ses livres les plus connus sont « Nymphéas noirs », « Un avion sans elle », « Ne lâche pas ma main », « Maman a tort » et « Gravé dans le sable ». Ils sont traduits et publiés dans le monde entier.

Je suis né quelques années avant les premiers pas de l’homme sur la Lune, mais c’est le premier décollage de la fusée Ariane à Kourou, et des premiers lancements ratés aussi, qui constituent mes premiers souvenirs liés à l’espace.

Dans mon roman « Maman a tort », Malone, le jeune héros, se souvient avoir vu décoller Ariane 5, et ce souvenir permet de faire avancer l’enquête ; avec l’Agouti et le froid que ressent le garçon, l’indice permet de comprendre qu’il avait vécu en Guyane.

Je n’ai encore jamais rencontré Thomas Pesquet, même si nous sommes « voisins ». J’ai tout de même vu la Station spatiale internationale passer plusieurs fois au-dessus de ma tête ! D’ailleurs, dans le troisième tome de ma saga N.E.O, il y aura un hommage-surprise et étonnant à l’ISS… Mais chut !

En attendant, comment ne pas s’émerveiller des photos prises par Thomas depuis l’orbite ?

Les images satellites, et plus précisément une composante de la géographie appelée « télédétection », a été une composante importante de mes études de géographie. L’observation de la Terre vue du ciel est un élément fondamental en géographie, qui permet de voir à quel point les frontières terrestres sont des inventions dérisoires…

Michel Bussi