Dernier tour du propriétaire

À quelques jours de son retour sur Terre (la vidéo a été postée le 6 novembre), Thomas Pesquet a une dernière fois joué le guide depuis la Station spatiale internationale, proposant une visite de 25 minutes, filmée par l’astronaute américain Shane Kimbrough.

Partie russe

La visite de sa « maison de l’espace », que le Français occupe depuis le 23 avril dernier, débute par le module de service russe Zvezda, l’un des plus anciens, situé tout à l’arrière du complexe. S’y trouvent notamment des couchettes des membres russes de l’équipage, un tapis roulant d’exercice physique, une table à manger, des toilettes, des fenêtres d’observation avec vue directe sur la Terre, un poste de commandes pour le pilotage manuel des vaisseaux qui viennent s’amarrer à l’ISS, et un centre de contrôle de l’ensemble des systèmes de la station.

Un premier nœud d’amarrage permet de passer de Zvezda à trois modules. On découvre d’abord MIM-2, également appelé Poisk, qui sert soit de port d’amarrage, soit de sas pour les sorties extravéhiculaires (vers le haut de la station), et où sont notamment entreposés les scaphandres russes.

On rejoint ensuite le spacieux laboratoire MLM « Nauka » (orienté vers la Terre), installé le 29 juillet dernier. Il est équipé de toilettes et de trois couchettes russes supplémentaires, et dispose d’un port d’amarrage auquel est amarré le cargo automatique russe Progress MS-17. L’un de ses hublots offre une très belle vue sur l’avant de la station.

En reprenant la visite dans le sens de la marche, on traverse enfin le bloc de base Zarya FGB, le plus ancien module de l’ISS, qui sert essentiellement au stockage de matériel, mais aussi de salle de bains pour l’équipage russe.

Partie « occidentale »

Le deuxième nœud d’amarrage constitue le carrefour entre la partie russe et américaine. Vers le « bas », un sas accueille depuis le 5 octobre dernier le Soyouz MS-19. Vers « l’avant » se trouve le premier « nœud » de l’ISS, Node-1 (Unity), l’autre cœur de la station, avec son coin cuisine. Est amarré au Node-1, vers la Terre, le cargo-ravitailleur américain Cygnus-16, arrivé le 12 août et actuellement rempli de sacs poubelles, en vue de son prochain largage dans l’atmosphère.

Cap sur le sas de sortie Airlock, à droite de Node-1 (à tribord), puis sur le nœud Node-3 (Tranquility), à gauche (bâbord). Ce dernier abrite en particulier des équipements de sport (le tapis roulant Colbert et la machine de musculation Ared), deux toilettes et un système de recyclage des eaux usées.

Vers le bas, avec une vue imprenable sur la Terre, apparaît la fameuse Cupola, qui sert aussi au pilotage du bras robotique de la station. A côté, c’est le module de stockage PMM (Leonardo).

Passage ensuite par le « Lab », le surnom du laboratoire américain Destiny, principal élément du segment « occidental » de la station, puis par la zone d’habitation Node-2, équipée de quatre couchettes individuelles et d’un atelier de bricolage. Y sont aussi rangés les aspirateurs qui servent au ménage hebdomadaire… ou aux séances artisanales de coupes de cheveux.

A l’avant de la station, à bâbord, se trouve le module-laboratoire japonais Kibo, avec son sas et sa zone de stockage, qui sert aussi de salle de bains.

A tribord, c’est le module-laboratoire européen Columbus, où une nouvelle couchette individuelle Casa a été installée au cours de la mission Alpha (dans le plafond). Elle devrait accueillir prochainement l’astronaute allemand Matthias Maurer.

La visite s’achève avec la présentation du Crew Dragon « Endeavour », qui doit assurer le retour sur Terre de Thomas Pesquet et ses équipiers. En attendant, la capsule continue de servir de chambre à coucher à son commandant, Shane Kimbrough.

« Merci de votre visite et faites de beaux rêves », conclut Thomas Pesquet.

Pierre-François Mouriaux